"à force de trop en faire, ça devient complètement ridicule" : le candidat à l'élection écoute la population, mais sans la contrainte du RIC, il fait ce qu'il veut !

François Sennepin interviewé par Dounia Lemmouchia

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Un élu qui affiche une démocratie participative... sous contrôle

Le candidat revendique une consultation systématique des habitants : questionnaires en ligne, distribution sur les marchés, réunions publiques de quartier. Selon lui, aucun projet ne se fait sans recueillir l'avis de la population.

Mais qui décide vraiment ?

Les exemples révèlent une autre réalité. Il crée des comités de quartier... mais nomme lui-même les représentants au lieu de les faire élire. Quand il s'agit de parrainer un candidat à la présidentielle, il le fait "en fonction de son âme et conscience", sans consultation. Et surtout, cette phrase révélatrice : "À force de trop en faire, ça devient complètement ridicule. Demander l'avis sur tout, pour tout, ça n'a plus aucun sens."

Paternalisme assumé

Le candidat valorise le "bon sens" des habitants... tout en se réservant le droit de l'interpréter. Il "ouvre" les espaces publics au débat... mais contrôle le cadre. Il "fait pour les habitants"... mais décide seul ce qui est bon pour eux.

Sans outil contraignant comme le RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne), cette "concertation" reste une consultation de façade : l'élu écoute, nomme ses interlocuteurs, puis décide.

Titre et Résumé par Alex Jade, Captation Audio et Photo par Dounia Lemmouchia

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